[ Deuxième fiction ]

[ Deuxième fiction ]
-
-
-
-
-

Bonjour les gens !

Voilà, je me lance dans ma deuxième fiction, j'espère qu'elle vous plaira...
Encore une fois je vous demande de me laisser vos avis, vos conseils ou questions...

Un grand MERCI à tous ceux qui ont lu ma précédente fiction, tous vos com's m'ont fait extrèment plaisir, alors voilà, merci merci merci...

Juste, comme c'est pas dit tout de suite, l'héroïne de cette fiction s'appelle Charlie...
Bonne lecture :)
-
-
-
-
-

Une dernière chose, je ne laisserais les pubs que sur cet article donc voilà, si vous voulez nous faire partager vos blogs ou fiction, laisser les adresses ici, j'irais les voirs avec plaisir :)
-
-
-
-
-

# Posté le jeudi 21 février 2008 13:49

[ Chapitre 1 ]

[ Chapitre 1 ]
-
-
-
-
-
-
-
-

Je suis là. Depuis deux jours, je suis là. J'attend. J'attend. Depuis deux jours. Je me trouve un peu conne, à attendre comme ça. Ils ne me verront pas. Ils ne se souviendront pas. Mais j'attends quand même. Le concert commence dans 4h mais je suis là, depuis deux jours, à attendre. Comme une conne. Je suis la première de la file. Je ne parle pas. J'attends. Je stresse. Je me demande s'ils ont oubliés.
Dans le froid je me remémore mon arrivée en Allemagne.


Flash-Back:
J'avais 9 ans. Je pleurais. La boîte de ma mère avait fermée pour rouvrir en Allemagne. Elle dirigeait une maison de disque. Mon père était prof. Et moi j'avais neuf ans, et j'ai suivis le mouvement. Et nous sommes parti, en Allemagne. Le départ, c'était un 14 Août. Le retour : il n'y en à pas eu. Nous sommes arrivés dans notre nouvelle maison, mais moi je n'en voulais pas de cette nouvelle maison, de cette nouvelle vie. J'avais neuf ans et je pleurais. Mes parents m'avaient dit qu'on rentrerait souvent en France. Alors, je m'arrêtais de pleurer et je me disais que peut-être qu'ici aussi ce serait bien. J'avais neuf ans. Je suis arrivée un 14 Août et après, c'est moi qui n'ais plus voulu rentrer.


Je me prends à sourire bêtement face à ce souvenir. Si j'avais su ce qu'il m'attendait...peut-être que j'aurais souri en arrivant...si j'avais su ce qu'il m'attendait, peut-être aussi que j'aurais préféré ne pas venir...Je ne sais pas...Je sais juste que j'attend, et que je me demande pourquoi, comment...Je sais juste que j'ai froid et que derrière moi il y à des milliers de filles qui attendent et que je me sens toute petite au milieu de tout ça...
Les minutes passent, s'étendent, nous enveloppent....
Des fans commencent à gueuler...On est pas encore dans la salle qu'elles crient déjà...3h30 avant et elles crient déjà...Le nom du groupe est repris par des centaines de voix...Moi je me tais, j'attend et je me rappelle...


Flash-back :
J'étais à peine arrivée en Allemagne que déjà je visitais mon quartier toute seule à la recherche de lieu important. Pour moi, à cette époque, les lieux importants c'est les magasins de disques...Je marchais un peu, ne cherchant des yeux que ce magasin que je ne trouve pas et qui pourtant aurait dû être tout près de chez moi. A un moment, je regarde autour de moi et puis, c'est la catastrophe...Je suis perdue...J'ai neuf ans, je suis dans un pays inconnu, je ne parle pas allemand...et je suis perdue. J'ai neuf ans. Je prends peur. Je m'assois sur un banc, et me prend la tête dans les mains pour me calmer. J'ai neuf ans, je suis seule et je commence à paniquer, je suis perdue...


Quelqu'un interrompe mon souvenir, une jeune allemande me parle, visiblement angoissée...

- Excuse-moi, t'aurais pas à manger ou à boire ? J'ai pas manger et bu depuis plusieurs heures et j'ai peur de quitter ma place, je voudrais pas avoir attendu pour me retrouver derrière après...
- Si, si...
*Je fouille dans mon sac à dos* tiens j'ai une bouteille d'eau et une pomme ^.^ Ca te va ?
- Oui, oui, super, merci...


Elle mange sa pomme, boit son eau, visiblement soulagée d'avoir pu faire tout ça sans quitter sa place...Je trouve ça assez bizarre...Si je ne lui avais pas donné tout ça, elle aurait pas manger, pas bu, et aurait risquer de faire un malaise d'hypoglycémie, comme ça arrive souvent dans les concerts, juste pour pouvoir être devant la scène ?...Je me demande pourquoi...Je me dis « si ils avaient su ! », et puis je me demande si tout ça leur plaît...
Je prend mon iPod et commence à écouter une de leur chanson. Je fais un bond de plusieurs années en arrière et revis mon souvenir...


Flash-back :
Un jeune garçon vient me voir. La tête dans les mains, je suis là, assise sur ce banc, j'ai neuf ans, j'ai peur d'être perdue...Il me parle allemand, me demande quelque chose, je ne comprend rien mais je présume qu'il me demande si ça va alors je répond « bof-bof » d'un signe de la main. Il me redemande quelque chose « blablablabla blabla ? » Je ne comprends pas d'avantage :
- Je ne parle pas allemand, dis-je en français.
Son visage s'est illuminé, il à un large sourire et il dit fièrement :
- Bonchourrr !!
Je rigole. Il me sourit. Il part. Je recommence à paniquer. Je me demande ce que je vais faire. Mais le jeune blond revient avec trois autres garçons de mon âge, ou à peut près et tous me sourient.
- Je m'appel Georg
- Moi Tom
- Et moi je chui Bill.

Je souri. Je remarque un papier et un crayon dans les mains de Bill, je prends le tout doucement, j'écris mon adresse avec un gros point d'interrogation. Ils lisent. J'attends. Ils sourient. Tom me tend son bras que je prends pour faire comme dans les films et je comprends alors qu'ils vont me raccompagner.



Je suis tirée par des centaines de cris. C'est aigu. C'est stressant. Toutes crois apercevoir les membres du groupe parce que les portes principales souvrent et qu'elles ne voient pas que ce ne sont que des vigiles supplémentaires qui en sortent. C'est mignon, c'est drôle, c'est désespérant, c'est énervant...au choix...Moi, je m'en fou. J'attends. Plus que quelques heures et je saurais s'ils ont oubliés. Quelques heures. Merde. Le portable qui vibre. Un appel. Je décroche. C'est une amie. Je reste avec elle une bonne demi-heure. Nous parlons. Nous parlons. De tout, sauf de ce dont je ne préfère pas parler. Et puis on raccroche. Et une jeune fille crie :

- Avis à la populasse !! Plus que 2h30 et on y est !!

Des cris accueillent cette annonce. La jeune fille rigole avec ses amies. Je souris. Au moins, certaines rigolent plutôt que de stresser et de gueuler...
-
-
-
-
-
-
-
-

Voilà, le premier chapitre, j'espère que ça vous plait...
Dîtes moi comment vous trouvez ce début :)
Bonne lecture !

-
-
-
-
-
-
-
-

# Posté le jeudi 21 février 2008 14:23

Modifié le samedi 23 février 2008 14:49

[ Chapitre 2 ]

[ Chapitre 2 ]
-
-
-
-
-
-
-

Et puis les minutes passent, les heures...Je bavarde un peu avec la jeune fille qui avait gueulé. Elle s'appelle Sarah. On parle un peu de tout. On attend. On se fait écouter nos musiques autres que th sur nos iPod. Et puis, vient le moment où elle me demande depuis combien de temps je suis fan du groupe. J'hésite. Il y à une seconde de silence, puis une autre. Je viens de me rendre compte. Je la regarde.

- Je suis là depuis assez longtemps pour avoir été présente durant les bons comme dans les mauvais moments. Disons que je suis une grande fan...

Elle me sourit. Ses yeux ont une malice qu'ils n'avaient pas avant.

- On l'est toutes...

Elle me fait un clin d'½il et me sourit à nouveau. Je ne pense pas qu'elle ait comprit, mais ma réponse lui a plu. Nous échangeons nos numéros et puis elle se retourne vers ses amies et recommence à bavarder avec celles-ci.
Je reprends mon attente en silence et la musique aux oreilles.
Finalement, une demi-heure plus tard, les portes s'ouvrent et nous rentrons. Comme j'ai dormi devant la salle, et que je suis là depuis très longtemps avec d'autres, on nous fait rentrer avant tout le monde. Une fois rentrer, je vais voir un vigile qui crie aux filles de ne pas courir qu'il « reste 10 minutes avant que le reste des fans entrent, qu'il y à le temps ».

- Excusez-moi, est-ce que vous pourriez donner ça aux membres du groupe s'il vous plaît ?

Je lui tends un bout de papier.

- Je sais que j'ai peu de chance qu'il arrive jusqu'à eux, sans vous...
- Et bien, si je leur donne, je dois lire avant, je ne peux pas leur donner n'importe quoi comme ça, il faut que ce soit important, sinon, toutes les fans nous donneraient leur lettre...
- En fait, c'est assez personnel, je préférerais que personne ne lise à part eux... Vous pourriez peut-être aller les voir et leur dire que cette lettre vient d'une dénommée Charlie, si ils montrent de l'intérêt pour la lettre donnez leur. Si ce nom ne leur évoque rien, faite en ce que vous voulez, c'est que finalement, ce n'était pas important.


Il hésite un instant. J'attends sa réponse.

- Bon d'accord....mais je leur donnerais après le concert seulement, je ne les vois pas avant...
- C'est parfait...merci beaucoup...


Je pars m'installer. J'ai un n½ud au ventre. Je me place contre la barrière devant l'avancée de la scène. Et j'attends. Je passe ma vie à attendre...En vain, la plus part du temps...
Des cris, des pas précipités, des pleurs, des cris...Les autres jeunes fans arrivent et se placent dans la fosse. Le vigile disparaît, les minutes défilent, les lumières s'éteignent, les premières accords résonnent, les cris m'agressent, je me cramponne à ma barrière, j'aide des filles qui s'évanouissent ou vomissent...
En quelques secondes, la salle de concert se transforme en un champ de batailles et les blessées sont en nombre vu le tas de filles qui se font ramasser par les vigiles. Je ne vois pas l'entrée de mes artistes, je n'entend rien, je ne vois rien, juste les filles qui appel les vigiles ou celles qui marchent presque sur celles à terre. Et puis, soudain, ça se calme...les rescapés peuvent enfin lever la tête et regarder la scène. Alors, mes sens reviennent et je prend conscience de la chose : ils sont là...

Je me fige...Ils sont là. J'avais neuf ans, j'en ais 18, ils sont là...La tête me tourne...tout le monde saute, danse et chante, mais à côté de moi tous décollent et ouvrent grand la bouche pour hurler comme le chanteur, mais moi, je ne les vois pas retoucher le sol, et ne les entend pas...La tête me tourne. Je passe plusieurs chansons dans cet état. Je les observe. Je regarde Bill : il gueule dans son micro, il danse...


Flash-back :
Nous sommes tous les 5, moi et les 4 garçons, à une fête de quartier. Musique, boisson, rire au programme. Nous sommes deux ans après ma rencontre avec les garçons. Depuis notre rencontre nous étions restés ensemble, naturellement. On s'était tous bien habillés pour l'occasion...Nous sommes tous les 5 à un table à quelques mètres de celle de nos parents. Un rock passe. Bill se lève et m'entraîne. On danse un rock qui ressemble à rien, c'est assez pathétique. On fait n'importe quoi, et on rit, on rit... Nos amis nous regardent, on s'emmêle, j'ai onze ans...nous rions, nous dansons...


Bill danse...La chanson s'arrête, Georg change de basse, Georg...Je l'observe, lui aussi, grand, beau, heureux...
Je sors alors de l'espace-temps, et me replonge dans cette époque où on disait encore « nous ».


Flash-back :
Je suis dans la chambre de Georg. Je suis passé le prendre pour qu'on aille passer l'aprèm' chez Gustav. Il me montre une idée qu'il a eut pour leur nouvelle compo. J'écoute en fredonnant l'air du morceau. Il finit. Je rouvre mes yeux sur un Georg de14 ans, grand, tout sourire et attendant mon avis.
- C'était génial, mais le son est bizarre non ?
- Ouai, elle à un défaut depuis que je l'ais faite tomber, j'irais la faire réparer.
- C'est con, en plus t'en a qu'une !
- Ouai, mais bon, d'un autre côté, quand on sera très connu j'en aurais pleins alors, ça va, je supporte ^^

Nous rions. Nous rions et allons rejoindre Gustav chez lui. Celui-ci veut absolument m'apprendre de nouveaux trucs à la batterie vu qu'il est mon « prof » depuis 2 ans. Nous rions, encore et toujours nous rions.



En sortant de mon souvenir je me rend compte que le Gustav de mon adolescence et celui d'aujourd'hui n'ont pas tellement changés. Le seul détail reste le fait qu'aujourd'hui Gustav est derrière une batterie vue et entendue par 7 000 personnes.
Le concert continue. J'ai l'impression qu'on me broie le c½ur et que celui-ci remonte dans ma gorge : ils sont là.

- Merci !

Il fait noir. Ce n'est pas terminé, ils reviennent sous la lumière mais il n'y à que Tom et Bill sur scène. Deux tabourets.
...In die nacht... Ils sont à moins de 5 mètres de moi. J'écoute les paroles, la guitare de Tom...Tout revient...Il faut pourtant que cela reste où c'est...tout revient...
-
-
-
-
-
-
-

Bon, alors voilà chapitre 2, vous l'aurez compris ^^
J'attends là encore vos impressions ou autres !!
Tout ce que j'écris me semble un peu cliché mais bon, c'est à vous de me dire....
Bisous à vous.
Bonne lecture pour ceux qui continuent...

-
-
-
-
-
-
-

# Posté le jeudi 21 février 2008 14:41

Modifié le samedi 23 février 2008 14:52

[ Chapitre 3 ]

[ Chapitre 3 ]
-
-
-
-
-
-
-
-

Flash-back :
Je suis vêtue de couleurs sombres, debout, en pleure. Des gens autour de moi sont, eux aussi, vêtus de couleurs sombres, et en pleure pour la plus part. Je les hais. Seul moi peux pleurer. Je les hais. A côté de moi, à ma gauche, mes parents, en pleure. A ma droite, mes 4 amis, mes 4 anges, je les déteste. Je le déteste. Et surtout, je déteste ces hommes vêtus de noir qui déposent le cercueil de ma s½ur aînée dans ce trou. Elle va pourrir. Et moi je pleure, je ne vois plus rien. Je voudrais hurler. AAAHHH !! Je voudrais hurler que J'AI MAL !! Ca ne change rien. Tom, à côté de moi a les yeux rouges et pleure tout comme les trois autres. Il veut me prendre la main. J'ai 15 ans, ma s½ur, avec qui j'avais un lien presque aussi fort que celui des jumeaux, vient de mourir. J'enlève brusquement ma main de la sienne. Je pars en courant. Je le déteste. Tom me suit en courant. Il m'attrape le bras en sortant du cimetière.
- Charlie !
- C'est ta faute ! Je te hais ! C'est TA faute !

J'explose en larmes. Il veut me prendre dans ses bras, je le pousse, les 3 autres viennent d'arriver.
- C'est toi qui m'as persuadé de venir vous voir répéter alors que je devais sortir en ville avec elle, c'est TA faute ! Je l'aurais empêché ! C'est ta faute !
- Je sais que...
- TU NE SAIS PAS ! C'EST A CAUSE DE TOI ! Imagine si tu n'avais plus Bill ! Tu ne sais pas !

Je pars en courant, Tom pleure, nous pleurons tous, mais le « nous » vient de se briser...



...In die nacht... La chanson se finit, je pleure et là, sur la scène, Tom m'a vue, m'a remarqué, ses yeux ont peur, sont inquiets, déboussolés, j'avais 15 ans, j'en ais 18...
Et ils sont là...Tom me regardant...
Une étrange sensation me prend alors que des milliers de cris retentissent...Au milieu de tous ces gens, je suis seule, il n'y a plus que moi, eux, et nos souvenirs...

Le temps reste suspendu...le concert s'achève...les yeux de Tom m'avaient regardés dès qu'ils le pouvaient. Il semblait ne pas comprendre. Je ramassai mon sac posé derrière la barrière de sécurité et sortie de la salle sans y accorder un dernier regard. C'était fini. Des filles pleuraient et disaient des « il m'a regardé, je te jure qu'il m'a regardé ! » ou des « moi, il m'a sourit ! »...Tout ça je m'en fou, je ne suis plus en moi-même. Je suis déconnectée. J'arrive dans le hall du Zénith. Je marche doucement. Des filles me bousculent. Tant pis. Un homme m'interpelle. Foutez-moi la paix. L'homme me tire par le bras. Je me retourne : c'est le vigile de tout à l'heure. Il me regarde bizarrement.

- Venez avec moi.

Je le suis. Je ne dis rien. J'attends qu'il m'explique. Je ne peux pas vraiment faire autrement pour l'instant. J'attends. Il m'amène dans une petite salle. J'attends. Il m'invite à m'assoire. J'obéis.

- Que ce passe-t-il ?
- Veuillez attendre ici, s'il vous plaît.


Merde. Merde. A tous les coups je ne vais pas aimer. Tout se passe très vite, trop vite...La porte s'ouvre, je me lève pensant que c'est le vigile. Et puis, mes jambes se mettent à trembler et ma tête tourne légèrement. Ils sont là, devant moi. Ce n'était pas vraiment ce qui était prévu. Merde. On ne bouge pas. On ne peut pas vraiment. 3 ans d'absence nous séparent. Je regarde Gustav, ma lettre est entre ses mains.


Flash-back :
Je suis assise sur mon lit, chez moi. Aujourd'hui, je fête mes 18 ans. Sans eux. Sur mes genoux, une lettre. A côté de moi, mon billet pour aller les voir en concert. Je viens de finir d'écrire. Je leur explique ce que je peux explique. Je finis en leur disant que s'ils lisent cette lettre, « c'est que j'aurais eu le bonheur de [les] voir jouer...comme avant »

« Je suis désolée de cette soudaine réapparition, mais aujourd'hui je suis majeur et sans vous ça n'a plus trop d'importance...Je voulais juste vous expliquer. Au revoir.
Charlie »



Je me sens mal. Personne ne parle. Personne ne bouge. On se regarde. Bill s'avance. Je tente un sourire. Mais ses yeux sont pleins de rage, et mon sourire s'efface. Il s'avance. Il lève sa main. Je le regarde. Il retient son geste. Je chuchote :

- Vas-y. Si c'est ce que tu veux. Gifle-moi, aller !

Il ne bouge pas.

- Aller ! Je l'ais cherché. Aller !

Mes yeux sont bordés de tristes larmes alors que les siens sont remplis de larmes de rage.

- Tu n'aurais pas dû revenir, tu m'entends ?
- Oui.


Georg intervint :

- Bill, arrêtes tes conneries.
- Tais-toi ! Tu veux que je la laisse faire ? Que je me taise ? Qu'elle revienne et qu'elle reparte ensuite ? Hein ? Tu veux que je te rappelle comment on a vécue ça, hein ?


Il se tourne vers moi.

- Tu n'avais pas le droit de faire ça comme ça ! 3 ans ! Sans nouvelles, sans rien, sans une excuse ! On ne peut pas disparaître et revenir comme ça Charlie, après un caprice...
- Un caprice ?
- Tu as été lâche ! Tu savais très bien que ce n'était pas de la faute de Tom ! Tu as dit des choses, Charlie, tu as dit des choses...
- Je sais mais...
- 3 ans ! 3 ans qu'il culpabilise, ce n'est pas sa faute, même si tu étais chez toi, tu n'aurais pas pu empêcher ta s½ur de se faire renverser ! Et voilà que tu retournes en France pour éviter les souvenirs et Tom. Et nous ? Hein? Et nous ?


Je reste figée. Je me sens nul. Je sais qu'il à raison, mais je ne peux maintenant plus rien y faire. Je le supplie :

- Arrête...
- Tu n'es qu'une égoïste !


Tout va alors encore plus vite, ma main se lève et frappe sa joue rouge de colère. Je ne voulais pas. Je le regarde effrayée.

- Je...
- Tu n'aurais pas dû faire ça...
- Oui, comme tout, je n'aurais pas dû partir, je n'aurais pas dû te frapper, je n'aurais pas dû, ça, ça, et ça...Stop ! Je n'aurais pas dû, mais voilà, c'est fait...arrêtes maintenant ! Que veux-tu que j'y fasse, hein ? C'est fait, c'est fait...Bien sûr que je n'aurais pas dû, et bien sûr que je regrette...Mais tu veux que je fasse quoi maintenant, hein ? Qu'est-ce que je dois faire ? Il faut que je vous supplie ? Très bien, je vous supplierais...Il faut que je vous dise à quel point j'ai eu tord, à quel point je m'en suis voulu ? Ok, je le dirais, je le redirais...
- Tu...
- Arrêtes de faire comme si tu avais été le seul affecté par tout ça !
- Je n'ais jamais dit ça !
- Mais tu n'essayes même pas de me comprendre !
- Ca fait 3 ans qu'on essaye de comprendre !!


Je m'arrête. Ca y est, je pleure. Je ne demande qu'à partir maintenant. Je voudrais juste revenir en arrière. Je regarde les autres. Aucun ne bouge, alors j'en déduis qu'ils approuvent les paroles de Bill. Celui-ci me répète plus doucement :

- Charlie, ça fait 3 ans qu'on ne demande qu'à comprendre. Il aurait simplement fallu que tu nous expliques...
- Pardon...


Je sanglote

-Je suis désolé.

La colère m'a quittée, je me sens juste un peu minable...Bill s'approche, me prend dans ses bras.

-C'est bon, c'est bon, calme toi.

Les autres me rejoignent, je pense qu'ils ont compris : ça n'a pas été facile. Enfin. 3 ans. Il aura fallu 3 ans pour que chacun comprenne. 3 ans de gâchés. 3 ans de perdus. 3 ans à rattraper...
-
-
-
-
-
-
-
-

Voilà, 3ème et long chapitre...
J'ai peur de ce que vous allez en penser !! :s
Bon, j'attend votre jugement...
A bientôt et merci à ceux qui lisent ma fiction :)

-
-
-
-
-
-
-
-

# Posté le jeudi 21 février 2008 14:53

[ Chapitre 4 ]

[ Chapitre 4 ]
-
-
-
-
-
-
-
-
Nous n'allions avoir qu'une soirée, une soirée...Le lendemain  back to France.
Le soir, après le concert, les garçons m'invitèrent à rester avec eux à leur hôtel. Le temps d'arriver là-bas, Georg et Gustav avaient repris pour moi tous les évènements importants qui leur étaient arrivés depuis ces 3 ans. Ils mettaient tellement d'énergie dans leur récit et semblait si heureux que je n'osai pas leur dire que je connaissais déjà chacun des évènements qu'ils avaient vécus en mon absence. Mon absence... Bill remarqua la chose et me sourit comme pour me dire un certain « je compatis » qui me fit sourire également. Arrivés à l'hôtel, Bill me donna sa chambre et partit dormir dans celle de Tom. Celui-ci n'avait d'ailleurs pas décroché un mot depuis les retrouvailles. Je ne disais rien, comment aurais-je pu ? Je n'avais nullement le droit de lui demander quoique ce soit, ne serais-ce que le regarder me semblait injuste. Alors on se taisait. 3 ans après, et on se taisait encore.
Je m'installai vite fait, n'ayant pour bagage que mon eastpak. Deux minutes après, j'étais déjà dans le couloir, me dirigeant vers la chambre de Gustav où on devait se retrouver. Je frappai et Georg m'ouvrit. Avant que je ne demande quoique ce soit, Gustav me dit que Bill était resté avec Tom qui « ne se sentait pas très bien ».

- Je suis désolé...c'est à cause de moi...je ne voulais pas...
- Charlie, ce n'est pas à nous de dire ça, nous avons souffert et tu nous as terriblement manqué mais nous, nous n'avions pas de culpabilité à porter...eux si.
- Eux ?
- Tu as fait du mal à l'un...donc à l'autre.
- ...


Je regardai mes amis et constatai avec horreur la distance qui nous séparait à présent.

-Ca ne sera jamais comme avant, hein ?

Georg me prend dans ses bras.

- Ca sera...différent...

Je me dégage et les observe à nouveau. Ils ont changés. Différent...ce n'est pas la bonne réponse, ce n'est pas ce que j'attendais...tout me parait alors clair : je les ais perdus. Une partie d'eux me sera à jamais impossible d'accès...par ma faute.
J'éclate en sanglot. Je m'assois par terre, contre le mur, la tête entre les mains... Je prend conscience, douloureusement, je me rend compte...ils ne bougent pas, et Gustav rajoute simplement :

- Charlie, il faudra juste du temps...

Je ne vois plus rien, mes yeux sont remplis de larmes, je n'éprouve alors que le désire de revenir en arrière, de changer tout ça, de réparer nos erreurs, mes erreurs...
La colère mélangée à la tristesse, m'amène à faire des mouvements d'avant en arrière pour frapper le mur de mon dos.

- Charlie...

La voix de Georg me paraît suppliante, pourtant, ils ne bougent pas, encore une fois, trois ans d'absence nous séparent... Je les entends quitter la chambre en silence...Je reste assise à pleurer une bonne demi-heure et, lorsque je relève la tête, je vois Tom, assis sur le lit en face, me regardant. J'essuie vite mes larmes et tente un « j'ai enfin réussit à enlever cette poussière que j'avais dans l'½il » pathétique. Il me regarde et dit calmement :

- Te fatigue pas, ça fait bien 20 minutes que je suis là.
- ah.


Il se lève, je fais de même.

- Je crois qu'il faut qu'on parle.


Son calme et la distance de sa voix m'affolent. Les larmes reviennent. Je me jette dans ses bras alors que lui à presque un mouvement de recule. Je sanglote.

- Je suis désolée, pour tout...je...pensais pas que...désolée.

Finalement, la distance diminue bien que toujours là, et, hésitant, il m'entoure de ses bras en me disant « qu'il ne me reproche rien, qu'il comprend, qu'il veut juste en parler ».
Je ne sais plus quoi dire, faire, ou penser. Alors je reste là, comme une conne, dans ses bras. Finalement, il propose de rendre sa chambre à Gustav et d'aller dans la mienne pour parler. Je m'exécute tout en essuyant mes larmes. Soudain, le souvenir du concert me revient en tête et, un petit sourire je lance :

-Tu sais, votre concert était magnifique.

Ils sourit et me remercie. Nous entrons.

-
-
-
-
-
-
-
-

Voilà, chapitre 4, le 5 sera surement mis dans la soirée, enfin très vite...
Dîtes moi comment vous trouvez celui-là, c'est peut-être un peu lent...Dîtes moi tout :)
Merci à ceux qui m'ont déjà laissés des commentaires, merci de lire ma fiction :)
Gros bisous à tous...

-
-
-
-
-
-
-
-

# Posté le mercredi 27 février 2008 13:36

Modifié le vendredi 29 février 2008 09:40